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Le dépistage

 

 

 

 

Le dépistage : une démarche préventive capitale

Le dépistage est un véritable acte de prévention. Faire un test de dépistage c’est permettre de détecter, chez une personne parfois apparemment en bonne santé et ne se plaignant de rien, une maladie, à un stade précoce, pour pouvoir mieux la prendre en charge, la traiter.


Dans la plupart des cas, plus la maladie est dépistée tôt, plus le traitement est efficace, plus l’apparition de complications liées à la maladie est retardée voire évitée, plus les chances de guérison sont grandes.

 Le dépistage nous concerne tous, quels que soient notre sexe et notre âge.


Il n’existe pas de tests de dépistage pour toutes les maladies et, en matière de dépistage, il est souvent fait référence au dépistage des cancers. Mais le dépistage ne concerne pas que les cancers.

Certaines maladies chroniques ou non, infectieuses, y compris dentaires, peuvent aussi bénéficier d’un dépistage ou d’une détection précoce.

 

C’est le cas, par exemple, des dépistages réalisés :

  • pendant la grossesse : toxoplasmose, rubéole, trisomie 21 etc.
  • chez le nouveau-né : hypothyroïdie congénitale, mucoviscidose, phénylcétonurie etc.
  • pour rechercher des maladies sexuellement transmissibles : hépatites virales B et C, infection par le VIH etc.
  • pour rechercher les maladies bucco-dentaires les plus fréquentes : caries, maladies de la gencive, parodontopathies etc.
  • pour rechercher une maladie chronique qui peut donner des complications graves comme le diabète
 Ce sont votre médecin traitant, vos autres médecins, votre chirurgien dentiste qui décident, avec vous, en fonction des éléments cliniques, de l’intérêt de réaliser un dépistage.
Grâce à ce dialogue, vous pouvez prendre ensemble les décisions les plus adaptées à votre situation.

 

Dépistage organisé ou individuel ?

Pour les maladies pouvant bénéficier d’un dépistage, il existe globalement, deux grandes modalités de dépistage : le dépistage organisé et le dépistage individuel.


Le dépistage organisé

Il est réalisé dans le cadre d’un programme national mis en place par les autorités de santé. Dans ce cas, une action d’incitation est mise en place par ces autorités (campagnes nationales de dépistage).


Ce dépistage organisé concerne toutes les personnes d’une certaine tranche d’âge ne présentant pas de risque particulier pour la maladie dépistée.

 

 En France, actuellement, il existe un dépistage organisé pour trois cancers très fréquents :
 
  • le cancer du sein : le dépistage organisé concerne les femmes de 50 à 74 ans
  • le cancer colorectal : le dépistage organisé est proposé aux femmes et hommes de 50 à 74 ans.
  • le cancer du col de l'utérus : le dépistage organisé concerne les femmes de 25 à 65 ans

Pour qu’un dépistage organisé soit mis en place, certains critères, définis par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) doivent être remplis. Ils sont relatifs à la maladie (fréquence, gravité, processus de développement de la maladie), aux tests de dépistage et aux traitements.


Les personnes qui ne sont pas concernées par les dépistages organisés peuvent bénéficier d’un dépistage individuel.

 

Le dépistage individuel

Cette démarche de détection individuelle concerne les personnes qui ont un risque plus élevé que la moyenne de développer un type de maladie.


Il est réalisé dans le cadre de votre suivi particulier, en fonction de votre contexte médical. Il est envisagé à votre initiative et celle du médecin, sur prescription médicale.

 

Il existe un dépistage individuel pour 2 principaux cancers :

  • tumeurs de la peau (mélanome)
  • cancer de la prostate

 

Pour les maladies pouvant être dépistées, il existe pour chacune d’entre elles un examen de dépistage de référence (par exemple : mammographie pour le cancer du sein, le test immunologique pour le cancer colorectal).

 

Le test de dépistage n’affirme pas le diagnostic, il donne des éléments faisant suspecter la maladie : lorsqu’une anomalie est découverte (test positif), des examens complémentaires sont nécessaires pour confirmer le diagnostic.

 

Pour les cancers, par exemple, seuls un prélèvement et une analyse des cellules prélevées permettent de poser avec certitude un diagnostic et de déterminer, le type de cancer, son stade d’évolution. C’est en fonction de ces résultats que le type de traitement, de prise en charge à effectuer est proposé et mis en place.

 

Pour les cancers, le dépistage organisé ou individuel peut améliorer le pronostic de guérison, rallonger l’évolution, améliorer le confort, et permet la mise en œuvre de traitements souvent moins lourds avec moins d’effets secondaires.

 

 

En savoir plus :

  • Santé publique France : cliquez ici
  • Haute Autorité en Santé (HAS) : cliquez ici
  • Institut National du Cancer (INCa) : cliquez ici
  • Cancer Info Service : 0 805 123 124 (service et appel gratuits) du lundi au vendredi de 9h00 à 19h00
  • Sida Info Service 0 800 840 800

 

    Le dépistage du cancer du sein

Nous nous associons au programme national de dépistage organisé du cancer du sein : toutes les femmes âgées de 50 à 74 ans sont invitées tous les deux ans à bénéficier d’une mammographie de dépistage prise en charge à 100%.

 

Source : https://cancersdusein.e-cancer.fr

 

Le cancer du sein : le cancer le plus fréquent chez la femme en France

Une femme sur 8 sera confrontée au cancer du sein au cours de sa vie. Chaque année, ce sont près de 59 000 femmes pour lesquelles un cancer du sein est détecté et environ 12 000 décèdent des suites de cette maladie.

 

Les symptômes et facteurs de risque associés au cancer du sein sont aujourd’hui bien connus et les examens de dépistage accessibles au plus grand nombre : je peux agir pour la prévention du cancer du sein.

 

Détecté de manière précoce un cancer du sein peut être guéri dans 9 cas sur 10, de plus les traitements seront moins lourds, moins longs et beaucoup plus efficaces.


La prévention du cancer du sein : toutes concernées

Dès l’âge de 25 ans un examen clinique de vos seins et aisselles (observation et palpation) par un professionnel de santé est recommandé tous les ans.

 

Il est important de surveiller attentivement les modifications de votre poitrine. Adoptez les bons réflexes en pratiquant tous les mois une auto-palpation des seins. Si vous trouvez une anomalie ne paniquez pas : signalez-la à votre médecin qui saura répondre à vos questions et vous prescrira des examens complémentaires si besoin.

 

Prenez soin aussi de votre hygiène de vie : limitez votre consommation d’alcool, ne fumez pas, mangez équilibré et pratiquez une activité physique régulière.

 

A partir de 50 ans, faites pratiquer une mammographie de dépistage tous les 2 ans : c'est le seul moyen de détecter des cancers aux tous premiers stades de la maladie quand les symptômes ne se ressentent pas.

 

 

Le dépistage organisé du cancer du sein : c’est pour qui ?

C'est entre 50 et 74 ans que les femmes ont le plus de risques de développer un cancer du sein. Il est donc important qu'elles bénéficient de la mammographie de dépistage : un moyen efficace, simple et gratuit pour détecter un cancer du sein le plus tôt possible.

 

Pourquoi se faire dépister ?

Le cancer du sein est un cancer grave d’évolution lente, longtemps sans signes extérieurs. Sans le  dépistage, il est souvent découvert à un stade avancé.

 

La mammographie de dépistage permet de détecter des cancers de petite taille, non visibles, bien avant qu’ils ne soient palpables ou que des symptômes n’apparaissent.

 

Plus la maladie est découverte à un stade précoce, plus les chances de guérison sont grandes.

 

Comment se déroule le dépistage ?

Des centres de coordination des dépistages (placés sous la responsabilité du Ministère de la Santé) assurent l'organisation locale des dépistages.

 

Si vous avez entre 50 et 74 ans, tous les deux ans vous recevez un courrier d'invitation pour effectuer une mammographie de dépistage, accompagné d'un bon de prise en charge et de la liste des radiologues de votre département agréés dans le cadre du programme de prévention national. Vous choisissez celui que vous souhaitez consulter et vous prenez rendez-vous.

 

 

 

 Un examen pris en charge à 100%.
Lors de la consultation, présentez le bon de prise en charge avec votre courrier d'invitation et votre carte Vitale. Vous n'avez rien à payer. Le radiologue est remboursé directement par la Caisse.

 

Le radiologue réalisant le dépistage organisé est spécialement formé, le matériel de radiologie est soumis au respect de normes strictes. Il réalise une mammographie (2 clichés par sein) et un examen clinique (palpation des seins). Dès la fin des examens, il vous donne les premiers résultats.


Dans le cadre du dépistage organisé, en l'absence d’anomalie, la mammographie est obligatoirement vérifiée par un second radiologue.


Conservez vos clichés de mammographie. Une nouvelle invitation de prise en charge vous sera automatiquement adressée deux ans plus tard et vous devrez présenter les anciens clichés pour comparaison.


En cas d'anomalie détectée, des examens complémentaires sont proposés : échographie, prélèvement (ponction, biopsie etc.) pour déterminer avec certitude le diagnostic.

 

La décision de répondre à l’invitation au dépistage est un choix personnel : il est important de vous informer sur les avantages et les inconvénients de cette démarche avant de décider d’y prendre part.

 

Pour en savoir plus, consulter l’article de l’Institut national du cancer « Avantages et inconvénients du dépistage du cancer du sein »

 

Votre médecin, généraliste ou gynécologue est là pour vous conseiller : n’hésitez pas à lui poser des questions. Grâce à ce dialogue, vous pourrez décider de ce qui est mieux pour vous.

 La CPRPSNCF soutient UNICANCER, coordinateur du programme MyPeBS (My Personal Breast Screening), un projet international de grande échelle financé par l’Union Européenne.

Cette étude clinique internationale unique a pour but de comparer une stratégie de dépistage personnalisé en fonction du risque (basée sur le risque individuel de chaque femme de développer un cancer du sein dans les années à venir) au dépistage standard en vigueur. En France, 20 000 femmes volontaires âgées de 40 à 70 ans sont appelées à participer. Pour plus d’information et pour savoir si vous êtes éligible pour participer à MyPeBS, visitez www.mypebs.fr

 

En savoir plus :

  • Cancer Info Service : 0805 123 124 (service et appel gratuits) du lundi au vendredi de 9h00 à 19h00
  • Institut National du Cancer (INCa) : cliquez ici
  • Santé publique France : cliquez ici
  • Programme National Nutrition Santé (PNNS) : cliquez ici

 

Le dépistage du cancer colorectal

Nous nous associons au programme national de dépistage organisé du cancer colorectal : toutes les femmes et hommes âgés de 50 à 74 ans sont invités tous les deux ans à bénéficier d’un test de dépistage gratuit.

 

Le cancer colorectal : le 3ème cancer le plus fréquent

Le cancer du colon est le 3ème cancer le plus fréquent avec plus de 43 000 nouveaux cas par an, et le 2ème cancer le plus meurtrier en France. Pourtant, détectés tôt, 9 cancers du colon sur 10 peuvent être guéris.

 

Qui est concerné ?

Près de 95 % des cancers colorectaux sont diagnostiqués après 50 ans, chez les hommes comme chez les femmes. C’est pourquoi le dépistage du cancer colorectal est recommandé aux hommes et aux femmes entre 50 et 74 ans ne présentant ni symptôme, ni facteur de risque particulier. Il peut être proposé en dehors de cette tranche d’âge aux personnes à risque élevé.

 

Un test simple et performant

Le test immunologique est un test pratique et efficace qui vise à détecter la présence anormale de sang humain dans les selles.

 

Découvrez le mode d'emploi du test immunologique en vidéo 

 

Source : https://www.e-cancer.fr

 Le test et son analyse sont pris en charge à 100%, sans avance de frais de votre part. La consultation chez votre médecin traitant est prise en charge dans les conditions habituelles.

Pourquoi se faire dépister ?

Le cancer du colon se développe lentement, le plus souvent à partir de petites lésions nommées  « polypes » qui tapissent la paroi interne du colon. Le dépistage permet de découvrir un cancer à un stade très précoce, de traiter des polypes avant transformation en cancer. Plus un cancer colorectal est détecté tôt, moins les traitements sont lourds et plus les chances de guérison sont importantes.

 

Comment se déroule le dépistage ?

Des centres de coordination des dépistages (placés sous la responsabilité du Ministère de la Santé) assurent l'organisation locale des dépistages. Ils envoient, tous les 2 ans, un courrier aux hommes et aux femmes âgés de 50 à 74 ans les invitant à retirer un test de dépistage chez leur médecin traitant.

 

 

 

Si le test est positif (4% des cas), cela signifie qu’il y a du sang présent dans vos selles. Votre médecin vous adresse à un gastroentérologue pour la réalisation d’une coloscopie pour rechercher l’origine de ce saignement. Dans plus de la moitié des cas, la coloscopie ne décèle aucune anomalie. Elle détecte une lésion précancéreuse dans 30% à 40% des cas et un cancer dans 8% des cas.

 

Le test doit être répété tous les deux ans mais en cas de signes d’alerte entre deux tests, des saignements ou un amaigrissement, une consultation médicale est recommandée.

 

Chaque situation est unique. Seul votre médecin peut déterminer précisément les modalités de dépistage ou de suivi adaptés à votre cas.

 

En savoir plus :

  • Institut National du Cancer (INCa) : cliquez ici
  • Cancer Info Service : 0805 123 124 (service et appel gratuits) du lundi au vendredi de 9h00 à 19h00
  • Auprès de la structure en charge des dépistages dans votre département. Cliquez ici pour connaître ses coordonnées.

 

Le dépistage du cancer du col de l’utérus

Le cancer du col de l’utérus est le 12ème cancer le plus fréquent chez la femme en France. Il touche 3 000 femmes chaque année et il est la cause de près de 1 000 décès par an.


Il y a deux moyens pour agir face au cancer du col de l'utérus : la réalisation régulière d’un test de dépistage et la vaccination contre certains papillomavirus humains (HPV).

 

Le dépistage, pourquoi c’est important ?

Le cancer du col de l’utérus est causé principalement par des virus très répandus, qui se transmettent par la voie sexuelle, appelés papillomavirus humains (HPV). Lorsque ce virus s’installe durablement au niveau du col de l’utérus, il peut provoquer des modifications de la muqueuse - des lésions précancéreuses. Dans de rares cas, il arrive que ces lésions évoluent vers un cancer. L’évolution est lente : un cancer apparaît généralement 10 à 15 ans après l’infection persistante par le virus.


Le dépistage permet de détecter des cellules anormales à un stade précoce et de les traiter avant qu’elles ne se transforment en cancer. Cela ne prend que quelques minutes et c’est indolore dans la plupart des cas, même si une gêne peut être ressentie.

 

Pour qui ?

Le dépistage du cancer du col de l'utérus est recommandé à toutes les femmes, dès l'âge de 25 ans et jusqu'à 65 ans, vaccinées ou non contre les virus HPV, et même après la ménopause.


Les modalités de dépistage varient selon l’âge des femmes :

 

  • entre 25 et 30 ans : le test de dépistage est réalisé par examen cytologique tous les 3 ans. Les deux premiers tests doivent être réalisés à un an d'intervalle. Si ces deux premiers tests sont normaux, il doit ensuite être fait tous les trois ans.
  • entre 30 ans et 65 ans : la Haute Autorité de Santé a fait évoluer les modalités de dépistage. Elle recommande que le test HPV, plus efficace pour ces femmes, remplace l’examen cytologique. Il est réalisé 3 ans après le dernier examen cytologique dont le résultat est normal. Un nouveau test est refait tous les 5 ans, jusqu’à l’âge de 65 ans, dès lors que le résultat du test est négatif.

A la différence de l’examen cytologique qui détecte des cellules anormales, le test HPV recherche la présence du virus HPV dans les cellules du col de l’utérus. Ces deux tests sont réalisés par frottis, c’est-à-dire le prélèvement de cellules au niveau du col de l’utérus.

 

Le frottis peut être réalisé par un médecin (gynécologique ou généraliste), une sage-femme, ou certains laboratoires d'analyse médicale, sur prescription médicale. Le prélèvement est ensuite envoyé à un laboratoire d'analyse médicale. Vous recevrez vos résultats après quelques jours, et une copie sera envoyée à votre médecin ou sage-femme.

 

Il arrive qu’une anomalie soit détectée, mais cela ne signifie pas obligatoirement que vous avez un cancer. Votre médecin est là pour vous proposer des examens complémentaires et affiner le diagnostic.

 

Quelle prise en charge ?

Nous prenons en charge l’analyse du frottis et les consultations chez votre médecin ou votre sage-femme, dans les conditions habituelles de remboursement.

 

Le programme national de dépistage du cancer du col de l'utérus

Le programme national de dépistage organisé a pour objectifs de réduire le nombre de nouveaux cas de cancers du col de l’utérus et la mortalité liée à ce cancer.

 

Si vous n’avez pas réalisé de test de dépistage selon les intervalles recommandés (3 à 5 ans selon votre âge) vous recevrez un courrier de votre centre régional de coordination des dépistages des cancers vous invitant à consulter votre gynécologue, médecin traitant ou sage-femme pour effectuer ce test. Si vous souhaitez réaliser le dépistage, n’oubliez pas de présenter le courrier d’invitation au professionnel de santé, afin de bénéficier de la prise en charge à 100% du test par la Caisse, sans avance de frais. La consultation sera prise en charge dans les conditions habituelles.

 

En France, ces vingt dernières années, deux fois moins de femmes ont été touchées par ce cancer, grâce notamment au frottis et à l’amélioration des traitements. C’est un examen simple qui peut sauver des vies.

 

 

 Quel que soit votre âge, il est fortement recommandé de consulter régulièrement votre médecin traitant, gynécologue ou sage-femme pour un suivi gynécologique. Ces rendez- vous sont l’occasion pour vous de poser les questions que vous souhaitez et de réaliser les examens physiques (examen des seins) et gynécologiques (frottis). Le suivi gynécologique est un complément indispensable à la vaccination HPV pour se protéger contre tous les cancers du col de l’utérus.

 

En savoir plus :

 

Le dépistage des cancers de la peau

Prendre soin de sa peau est essentiel pour notre santé. Elle protège notre corps des infections, des rayonnements ultraviolets (UV) et joue aussi un grand rôle dans la régulation de notre température corporelle et dans l’élimination des déchets organiques par la transpiration. Elle sert également à synthétiser la vitamine D et à stocker les réserves d’eau et de graisse.

 

Le nombre de nouveaux cas de cancers de la peau a plus que triplé entre 1980 et 2012. 80 000 cancers cutanés sont diagnostiqués chaque année. En 2015, environ 14 300 cas de mélanomes cutanés et 1 773 décès liés à ce cancer ont été recensés en France métropolitaine.

 

Ceci peut s'expliquer par l'évolution des habitudes d'exposition aux rayonnements UV solaires et artificiels au cours des 40 dernières années. Ces expositions constituent le facteur de risque le plus important de développer ce type de cancer. Le mélanome est le cancer de la peau le plus grave, mais comme tous les cancers, il a plus de chance d’être guéri lorsqu’il est détecté tôt.

 

Quels sont les différents types de cancers de la peau ?

 

Il existe deux grands types de cancers de la peau : les carcinomes et les mélanomes.

 

Les carcinomes sont les cancers de la peau les plus fréquents et représentent 90% des cancers cutanés. Ils apparaissent le plus souvent après l'âge de 50 ans, sur les parties découvertes du corps : visage, cou, épaules, avant-bras, mains, jambes. Ils sont le plus souvent dus à une exposition au soleil excessive et répétée.

Les carcinomes sont facilement guérissables dans la majorité des cas. Néanmoins, certains d’entre eux, appelés « carcinomes épidermoïdes », peuvent entraîner des lésions à distance, des métastases, s’ils ne sont pas retirés à temps. Une plaie qui ne cicatrise pas, un bouton ou une croûte qui persiste et se modifie, doivent vous conduire à demander un avis médical.

 

Le mélanome cutané est beaucoup plus rare que le carcinome mais plus grave du fait qu’il se propage rapidement sur d’autres parties du corps. Le mélanome peut se situer n'importe où sur le corps, y compris sur le cuir chevelu et se manifeste soit par l’apparition d’une petite tache pigmentée sur une peau saine (70 à 80% des cas) soit par la modification d’un grain de beauté existant. Pourtant, lorsqu’il est dépisté à un stade précoce, il peut être traité efficacement.

 

Quel est mon niveau de risque ?

 

Nous ne sommes pas tous égaux face aux risques de développer un cancer de la peau : certains types de peau supportent mieux le soleil que d'autres. L'Organisation Mondiale de la Santé a déterminé une classification qui définit les différents types de peau, ou « phototypes ».

 

Connaître votre phototype vous permet de mesurer votre niveau de risque de cancer lié à l’exposition au soleil et d’adopter la bonne protection selon sa sensibilité au soleil. Plus votre phototype est faible, peau claire, plus vous devez vous préserver du soleil. Il est toutefois recommandé de s’en protéger même avec un phototype élevé. Une peau foncée, bien qu’elle possède davantage de mélanine, le pigment responsable de la couleur de la peau, reste sensible aux effets nocifs des UV.

 

Le dépistage des cancers de la peau

 

Il est important de réaliser un auto-examen de la peau régulièrement, en particulier si votre niveau de risque de cancer cutané est plus élevé : antécédents personnels ou familiaux, peau claire, nombreux grains de beauté ou tâches de rousseur, coups de soleil sévères pendant l’enfance ou l’adolescence. Il s’agit d’observer attentivement toutes les parties de votre corps, de la tête aux pieds, sans oublier les zones peu visibles : oreilles, ongles, plante des pieds, espaces entre les doigts ...  et d’être vigilant à tout changement d’aspect de vos grains de beauté. Si vous avez un grand nombre de grains de beauté (plus de 40), prendre une photo régulièrement peut être utile pour observer de petits changements qui seraient passés inaperçus.

 

Les critères ABCDE peuvent vous aider.

 

A comme Asymétrie Grain de beauté de forme ni ronde ni ovale, dont les couleurs et les reliefs ne sont pas régulièrement répartis autour du centre
B comme Bords irréguliers Bords déchiquetés, mal délimités
C comme Couleur non homogène Présence désordonnée de plusieurs couleurs (noir, bleu, marron, rouge ou blanc)
D comme Diamètre Diamètre en augmentation
E comme Evolution Changement rapide de taille, de forme, de couleur ou d’épaisseur

 

Si vous avez repéré une lésion potentiellement suspecte (plaie qui ne cicatrise pas, bouton ou croûte qui persiste ou évolue, «tache» brune), ou un grain de beauté «différent des autres» n’attendez pas ! Au moindre doute, consultez votre médecin traitant, ou un dermatologue. La détection précoce offre de meilleures chances de guérison.

 

Pour en savoir plus, cliquez ici.

 

Parlez du dépistage avec votre médecin. Il n'existe pas de programme de dépistage organisé des cancers de la peau mais il est vivement conseillé pour les personnes les plus à risque de consulter un dermatologue au moins une fois par an. Le dermatologue réalise un examen visuel complet de votre peau à l’aide d’un dermoscope, une loupe éclairante et très grossissante, pour repérer les tâches ou grains de beauté pouvant faire suspecter un cancer. S’il identifie une lésion suspecte, le dermatologue vous propose alors soit de la surveiller, soit de la retirer sous anesthésie locale et de la faire analyser pour confirmer, ou non, son diagnostic. Cette intervention peut être réalisée à son cabinet ou à l’hôpital.

 

 Une semaine de prévention et de dépistage gratuit de ces cancers de la peau est organisée tous les ans, en mai, par le Syndicat national des dermatologues-vénéréologues (SNDV). Des dermatologues volontaires font le point avec vous sur les bons gestes de prévention et examinent gratuitement votre peau, dans des centres de santé mis à disposition par les mairies ou certaines mutuelles.

 

J’adopte les bons réflexes pour protéger ma peau

 

Plus de 80% de ces cancers de la peau sont liés à des expositions excessives au soleil. Quel que soit votre phototype, une protection solaire efficace et adaptée est indispensable. Adopter ces gestes simples pour mieux vous protéger.

 

Recherchez l’ombre entre 12h00 et 16h00.

Même sous un ciel nuageux, les UV continuent de vous atteindre.

 

La meilleure des protections est vestimentaire : T-shirt sec, casquette ou chapeau à large bord et lunettes de soleil (certifiées anti-UV de catégorie 2 ou 3 à la plage, catégorie 4 pour la montagne ou la haute mer)....

 

Choisissez bien votre crème solaire : double protection UVA/UVB, indice 30 à 50 en fonction de la sensibilité de la peau, à appliquer toutes les deux heures et après chaque baignade. La durée de vie d’une crème est limitée. Il faut penser à renouveler ses produits !

 

Vos enfants : pensez à les couvrir, à les hydrater et à protéger leurs yeux. N’exposez pas les bébés et au soleil, en particulier avant l’âge de 1 an.

 

Evitez les cabines de bronzage.

Contrairement à ce que l’on croit, les UV artificiels ne préparent pas la peau au soleil.

 

 Attention ! Certains traitements peuvent, avec le soleil, avoir des effets secondaires (photosensibilisation). Si vous prenez un traitement particulier, parlez-en à votre médecin qui vous conseillera au mieux !

 

Le soleil : vrai/faux sur les idées reçues

 

 

Ces idées reçues représentent un grand danger pour votre peau. Démêlez le vrai du faux et adoptez les bons réflexes pour vous protéger.

 

Un coup de soleil de l’enfance, s’il est bien soigné, est sans conséquence à l’âge adulte

 

FAUX Les coups de soleil reçus pendant l’enfance augmentent considérablement le risque de cancer de la peau à l’âge adulte et créent des dommages irréversibles sur les yeux.

Les moins de 15 ans sont particulièrement fragiles. Leurs yeux et leur peau sont plus sensibles, car les défenses naturelles de l'organisme ne sont pas totalement opérationnelles avant la puberté. Ils doivent être protégés en priorité.

 

Les cabines UV permettent de préparer sa peau pour se protéger du soleil

 

FAUX Le bronzage artificiel n’a pas le même effet protecteur que le bronzage naturel. Face aux rayons naturels du soleil, la peau réagit en s’épaississant et c’est cet épaississement qui protège. Depuis 2009, le Centre International de Recherche sur le cancer a officiellement classé les UV émis par les cabines de bronzage comme cancérogènes. Et selon un rapport de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail, il a été estimé que « 43% des mélanomes chez les jeunes pouvaient être attribués à une utilisation de ces cabines avant l’âge de 30 ans». En France, elles sont interdites aux moins de 18 ans.

 

Un coup de soleil prépare la peau en la rendant moins vulnérable au soleil

 

FAUX Le coup de soleil est une brulure de la peau. Plus on prend de coups de soleil, plus on est exposé au risque de développer un cancer de la peau.

 

Appliquer de la crème solaire indice 50 une seule fois par jour suffit à se protéger pour la journée

 

FAUX Des études montrent que les personnes utilisant une crème indice 50 en mettent moins, et moins souvent, que s’il s’agit d’un indice 30. Même si vous utilisez une crème « waterproof » avec un indice de protection 50, l’application doit être renouvelée toutes les deux heures et après chaque baignade afin de maintenir une protection efficace.

 

Je bronze même avec une crème solaire

 

VRAI Une crème solaire, même avec un indice 50, laisse passer des UV dans une mesure raisonnable, qui permet à votre peau de profiter des bienfaits du soleil, et prendre un teint hâlé.

 

En savoir plus