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La santé de votre enfant

 

 

Les 20 examens obligatoires de vos enfants

 

De la naissance jusqu’à ses 16 ans, votre enfant bénéficie de 20 examens de santé. Ces examens assurent ainsi un suivi régulier jusqu’à son adolescence. Ces examens sont pris en charge à 100%, et peuvent être réalisés par votre médecin généraliste, votre pédiatre en cabinet libéral, en centre de santé ou bien en PMI (Protection Maternelle et Infantile, jusqu’aux 6 ans de l’enfant).

 

Pourquoi ces examens de suivi ?

Ce sont des examens qui vous donnent l’occasion de faire le point régulièrement, avec votre médecin sur la croissance de votre enfant. 

Ils permettent de : 
 

  • Surveiller sa croissance : évolution du poids et de la taille en fonction de l’âge, et son développement physique.
  • D’être attentif à son développement psychomoteur, mais également affectif.
  • Dépister de manière précoce des anomalies ou déficiences.
  • Réaliser les vaccinations.

 

À quel âge ?

 

1 examen du nourrisson dans les 8 jours qui suivent sa naissance

 

Après ses premiers examens à l’hôpital, un examen plus approfondi est réalisé par le médecin dans les 8 jours qui suivent sa naissance.

 

  • Examen clinique et ophtalmologique.
  • Dépistage de la surdité néonatale.

 

4 examens de suivi jusqu’aux 3 mois de votre enfant


Les premières semaines de votre enfant peuvent laisser place aux inquiétudes. Les consultations avec votre médecin vous permettent d’en discuter. 4 examens sont programmés : un premier au cours de la 2ème semaine, un avant la fin du 1er mois, un autre au cours du 2ème mois et le quatrième au 3ème mois du nourrisson. Ces examens portent sur :

 

  • La mesure du poids, de la taille, du périmètre crânien.
  • La vue et l’audition.

Votre médecin procède également aux premières vaccinations à ses deux mois, pour en savoir plus, cliquez ici.

 

7 examens entre 4 mois et 18 mois

 

Durant cette période, votre enfant fait de plus en plus de gestes, réagit, commence à se tenir assis, marche, puis prononce ses premiers mots. Un suivi médical comprenant 7 examens est alors nécessaire à 4, 5, 6, 9, 12, 13 mois et entre 16 et 18 mois.
Les examens comprennent notamment :

 

  • La mesure du poids, de la taille, du périmètre crânien.
  • La recherche d’éventuels problèmes de santé fréquents : bronchiolite, asthme du nourrisson, infections virales….
  • L’évaluation de la vue et l’audition.
  • L’évaluation de la vie quotidienne et du développement : qualité du sommeil, acquisition de la position debout et la marche, manipulation des objets, apparition du langage.

 

Il procède aux rappels des vaccinations obligatoires, pour en savoir plus, cliquez ici.

 

3 examens au cours du 24ème ou 25ème mois, à 3 ans et à 4 ans


Votre enfant continue de se développer et d’explorer son environnement, à la crèche ou lors de sa première année de maternelle, il découvre la vie en collectivité. 3 examens de suivi sont alors réalisés par votre médecin entre ses 24 mois et ses 4 ans.


Les examens portent sur :

 

  • La croissance de votre enfant en recherchant d’éventuels problèmes de santé fréquents à cet âge : asthme du nourrisson, infections virales à répétition…
  • L’examen de la vue et de l’audition.
  • Le développement au niveau du langage oral et de la motricité.
  • Le comportement à la maison et en groupe : comment votre enfant se comporte-t-il avec les autres enfants, avec vous ?
  • La qualité de son sommeil.
  • La propreté : acquise ou en cours d’acquisition.

3 examens médicaux à 5 ans, 6 ans et entre 8 et 9 ans

 

Votre enfant devient de plus en plus autonome et gagne des centimètres. 3 examens de suivi médical sont réalisés à 5 ans, 6 ans et entre 8 et 9 ans. A 6 ans, l’examen peut être réalisé à l’école par un médecin de santé scolaire.


Durant ces examens, votre médecin :

 

  • Examine votre enfant de façon approfondie ; au début de la scolarisation, le médecin recherche d’éventuels troubles sensoriels et difficultés psychomotrices qui pourraient nuire à l’apprentissage scolaire, il vérifie son alimentation, son niveau d’activité physique, l’audition et l’hygiène bucco-dentaire.
  • Remplit les courbes de croissance.
  • Vérifie que la propreté est bien acquise de nuit.

Il procédera également aux vaccinations obligatoires.

 

1 examen de suivi médical pour votre adolescent entre 11 et 13 ans


Entre 11 et 13 ans, votre enfant devient un adolescent. Avec la puberté, des modifications physiques et psychiques vont apparaître. Une partie de la consultation peut se faire hors de la présence des parents, avec votre accord.


L’examen porte sur :

 

  • La croissance et le développement pubertaire.
  • La recherche d’un éventuel problème de santé : scoliose, acné, règles douloureuses, troubles psychologiques ou de comportement.
  • La vue et l’audition.
  • La bouche et les dents : présence de caries, de malposition dentaire, de dent(s) cassée(s), hygiène insuffisante…
  • Le développement :  troubles du langage oral, écrit persistants, motricité : habileté, maladresse (dyspraxie), comportement à la maison et en groupe (troubles de l'attention et/ou hyperactivité...).
  • La qualité de son sommeil.

 

Cet examen est aussi important pour la vaccination. C’est le moment des rappels de plusieurs vaccins obligatoires, ou non comme la vaccination contre le papillomavirus (HPV) qui est recommandée aux jeunes filles comme aux jeunes garçons.

 

1 examen de suivi médical pour l’adolescent entre 15 et 16 ans


Cet examen médical permet de faire un point sur le développement et la santé de votre adolescent. C’est également le bon moment pour l’aider à prendre soin de sa santé et d’aborder certains sujets. Une partie de la consultation peut se faire sans votre présence si vous et votre enfant le souhaitez.


Durant cet examen, le médecin recherche des problèmes de santé fréquents à cet âge là : acné, règles douloureuses, manque de sommeil ou insomnies, transpiration excessive, troubles dépressifs...

 

 Déclarez le médecin traitant pour votre enfant dès ses 16 ans pour entrer dans le parcours de soins coordonné et être remboursé sans diminution du taux habituel. Cette démarche peut s’effectuer directement en ligne. Pour en savoir plus cliquez ici.

 

Pour en savoir plus :

Liens utiles :    

 

Les enfants et les écrans

 

En 2018, on estimait à 4h37 le temps moyen passé par semaine sur internet par les enfants âgés de 1 à 6 ans. 36% des 7-12 ans possèdent une tablette et 22% un smartphone.

 

L’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire) met ainsi en garde contre une exposition excessive aux écrans dès le plus jeune âge, associée à des troubles de la mémoire, du sommeil, ou de l’attention. Isolement social, dépression, manque d’activité physique ou encore obésité sont des effets secondaires potentiels qu’il vaut mieux prévenir.

 

Pour autant, interdire tous les écrans n’a plus de sens, pas plus que de transmettre des règles avec des limites fixes d’âge ou de durée.

 

 Trop ou mal utilisés, les écrans peuvent être dangereux pour la santé. La prudence est donc de mise !

 

« Trop d’écran » : les risques pour nos enfants

 

Les écrans ne sont pas mauvais par nature. C’est leur usage qui peut l’être. Leur pratique excessive peut toutefois avoir de lourdes conséquences sur la santé et le bien-être de nos enfants :

 

Des troubles du sommeil

Les cellules ganglionnaires à mélanopsine de la rétine sont hypersensibles à la lumière bleue émise par les écrans. L’exposition à cette lumière artificielle la nuit, même pendant quelques secondes, bloque la production de la mélatonine, « l’hormone de l’horloge biologique », ce qui retarde l’endormissement et peut générer un épuisement et une fatigue chronique, chez l’enfant comme chez les adultes.

 

Un manque d’activité physique

Le temps passé devant les écrans empiète sur le temps qui pourrait être consacré à d’autres activités récréatives comme le sport et les jeux avec des amis. Après l’âge de 5 ans, vos enfants devraient faire au moins 60 minutes d’activité physique d’intensité moyenne à élevée par jour, comme courir et nager rapidement ou faire du vélo, et faire plusieurs heures de différentes activités physiques de faible intensité : aller à l’école à pied si vous pouvez, et faire participer votre enfant aux tâches ménagères. Ils devraient aussi s’adonner au moins trois fois par semaine à des activités physiques d’intensité élevée et à des activités qui renforcent les muscles et les os : le tennis, le saut à la corde, la course,…

 

Problèmes de comportement

Il peut être attirant de proposer un écran à votre enfant pour le calmer lorsqu’il est excité. Le danger est que le tout-petit soit sur stimulé par le contenu. Si les écrans sont utilisés trop souvent pour le calmer, l’enfant n’apprend pas à se contrôler ou à réguler son humeur. Il aura alors toujours besoin d’un écran pour gérer ses comportements et ses émotions. Un enfant doit apprendre à développer des stratégies pour se calmer, et non se fier aux écrans pour y parvenir.

 

Donnez l’exemple : accompagnez votre enfant dans son usage des écrans

 

Prenez conscience de vos habitudes : vous avez combien d’écrans dans la maison : tablette, ordinateur, télévision, mobile, console de jeux …? Dans quelles pièces ? Qui les utilise ? Pendant combien de temps ? C’est le cumul du temps passé devant ces différents écrans qu’il est important d’encadrer.

 

Tout est question d’équilibre. Il faut trouver la bonne formule, adaptée à votre famille. Faites-vous confiance !

 

Face aux écrans, les enfants ont besoin d’être protégés et parfois rassurés. Suivez nos conseils pour gérer sereinement les écrans dans votre famille.

 

Evitez d'installer vos écrans dans les chambres des enfants :

Cela contribue à l’isoler de la vie familiale et vous ne voyez pas ce qu’il regarde. Mettez-les plutôt dans une pièce à vivre et quand vous le pouvez, essayez d’être présent à ses côtés lorsqu’il regarde des images sur écran.

 

 

Fixez à l'avance le temps d'écran autorisé :

Définissez ensemble le contenu, le support et le temps que votre enfant passera devant l’écran : « 2 épisodes de dessins animés, pas plus ! ». N’oubliez pas de réserver des moments d’échange en famille sans écran. Pendant ces moments, proposez d’autres activités comme des jeux de société, des activités physiques ou manuelles, des sorties etc.

 

 

Protégez votre enfant des contenus inadaptés :

Préférez le replay et respectez les signalétiques d’âge (PEGI). Installez un logiciel de blocage des publicités sur les ordinateurs, les tablettes et les smartphones.

 

 

Discutez avec votre enfant sur les potentiels dangers d'internet :

Avant 9 ans, il est recommandé d’éviter internet pour les enfants. Avant 12 ans, vous pouvez l’accompagner sur internet pour lui apprendre à se protéger et protéger ses échanges.

 

 

Veillez à prévenir l'isolement social de vos enfants :

Les réseaux sociaux et ou les jeux en ligne peuvent créer l’illusion d’un contact réel et s’y substituer à terme. Restez attentif et rendez-vous disponible en proposant d’autres activités ensemble.

 

 

 

Repoussez le plus possible l'âge d'équipement des enfants :

L’introduction des écrans doit se faire de manière progressive, selon l’âge de votre enfant, et toujours avec votre accompagnement. Leur utilisation doit rester modérée et encadrée, et ne pas empiéter sur les autres activités.

 

 Téléchargez notre charte de bonne conduite et affichez-la au mur ou sur le frigo, aux yeux de tous les membres de votre famille. Bien entendu, comme tout règlement, enfants comme parents devront le respecter ! Je télécharge la charte de bonne conduite !

 

L'obésité des enfants

 

L’obésité infantile a fortement augmenté au cours des 15 dernières années en France. 1 enfant sur 5 est en surcharge pondérale : 3,5 % sont obèses, soit près de 450 000 enfants de moins de 15 ans, et 14,3 % sont en surpoids, soit environ 1,7 million d’enfants. En cas d’obésité infantile, le risque d’obésité à l’âge adulte est de 80 %. L’obésité contribue à l’apparition de certaines maladies chroniques.

 

Prévoyez un dépistage précoce

Pour mieux préserver le capital santé de votre enfant, il est important de mesurer régulièrement sa taille et son poids. Cela permet de calculer l’indice de masse corporelle (IMC) et de le reporter sur la courbe prévue dans le carnet de santé : votre médecin verra ainsi si votre enfant présente un risque de surpoids.

 

 

Sensibilisez-vous à la nutrition

Même si la nutrition n’est pas la seule cause de l’obésité, c’est un facteur sur lequel il est possible d’intervenir, collectivement ou individuellement dès le plus jeune âge. Il est important de sensibiliser les parents aux recommandations nutritionnelles et la nécessité de diminuer la consommation d’aliments à forte teneur en graisse et sucre, de privilégier les fruits et les légumes et de ne pas limiter la consommation de produits céréaliers.

 

 

 Faites lui pratiquer une activité physique

L’activité physique est un facteur important pour protéger sa santé et sa qualité de vie. Elle permet de diminuer le risque de développer certaines maladies (maladies cardio-vasculaires, hypertension artérielle, cancers, diabète de type 2, ostéoporose...), limite la prise de poids, entretient le corps et aide à rester en forme.


Pour les enfants, le Programme National Nutrition Santé (PNNS) recommande: « au moins l’équivalent d’une heure de marche rapide par jour ». Mais pratiquer une activité physique, ce n’est pas seulement marcher, cela peut aussi être jardiner, danser, bricoler, jouer et bien sûr faire du sport.

 
 Nous envoyons un courrier de sensibilisation aux parents d’enfants âgés de 6 et 11 ans afin de les informer des risques liés à l’obésité.

 

Les adolescents et le tabac

 

L’adolescence est une période à risque pour expérimenter le tabac. L’âge moyen de la première cigarette est à 14 ans. Plus vos ados fument tôt, plus le risque de consommation durable et de dépendance est élevé.

 

C’est pourquoi il est important de prévenir le tabagisme chez les jeunes.

 

En tant que parents vous avez un rôle à jouer pour protéger votre enfant de la cigarette

 

Parlez avec lui du tabac en général sans l’infantiliser. S’il consomme du tabac, abordez les raisons pour lesquelles il fume et écoutez-le, il est important qu’il puisse se confier à vous. Ne soyez ni excessif ni indifférent à la consommation de tabac, votre adolescent a besoin de savoir que vous êtes inquiet pour son avenir.

 

Discutez avec lui de la dépendance, beaucoup d’adolescents pensent maîtriser leur consommation et n’ont pas conscience que la dépendance au tabac peut s’installer très vite. Rappelez-lui que le plus simple, c’est de ne pas commencer !

 

Échangez sur les inconvénients du tabac pour développer son sens critique : mauvaise haleine, jaunissement des dents, l’odeur, problèmes respiratoires, la peau… Calculez avec lui ses dépenses en cigarettes et montrez-lui ce qu’il pourrait s’acheter s’il arrêtait de fumer : une nouvelle paire de baskets, un ordinateur…

 

Si vous êtes fumeur, veillez à ne pas laisser en vue vos cigarettes à la maison et mettez en place des règles par exemple, il ne fumera pas à l’intérieur de la maison, vous ne lui achèterez pas ses cigarettes… cela peut l’encourager à arrêter.

 

 

Vers qui l’orienter

  • Son médecin traitant. Il pourra lui proposer un accompagnement et, si nécessaire, lui conseiller des substituts nicotiniques. Pour connaître les conditions de remboursement, cliquez ici.
  • Tabac Info Service

    Par téléphone au 3989 (service gratuit + coût de l’appel, ouvert de 9h à 20h du lundi au samedi).
    Également disponible sur mobile en téléchargeant l’application Tabac info service.

 

Sources : Bulletin épidémiologique hebdomadaire 14-15 du 29 mai 2018