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La pension de réversion

 

 

 

 

Quelles sont les formalités à accomplir ?

En cas de décès, une partie de la pension dont bénéficiait le pensionné ou que l’agent du cadre permanent en activité aurait pu percevoir, peut être reversée à des bénéficiaires : conjoint survivant, conjoint(s) divorcé(s) et enfant(s) orphelin(s), sous certaines conditions.

 

  • Si le décès concerne l’agent en activité, le décès est à signaler à l’Espace Cotisants.
  • Si le décès concerne le pensionné, le décès est à signaler à l’Espace Pensionnés.


Ces services vous renseigneront et vous aideront à accomplir toutes les formalités nécessaires pour déposer une demande de pension de réversion.
 

 Vous pouvez également vous rapprocher de l’assistance sociale SNCF de votre secteur de résidence, ou directement de nos antennes.
 

 

L’examen du droit à pension de réversion ou d’orphelin

Le conjoint survivant et les conjoints divorcés ont un droit à pension de réversion s'ils remplissent une condition de durée de mariage :

  • Le droit est acquis si le mariage a duré au moins 2 ans pendant la période d'activité à la SNCF.
  • Aucune condition de durée n'est exigée si un enfant est né, conçu ou adopté durant l'activité ou si le décès de l'agent résulte d'un accident survenu en service.

 

Si votre mariage a été contracté moins de 2 ans avant la cessation ou postérieurement à la cessation de fonctions :

  • La durée de mariage requise est de 4 ans.
  • Cette durée est ramenée à 2 ans s'il existe au moins un enfant issu du mariage.

 

Le conjoint survivant vivant en concubinage au jour du décès de l’agent ou du pensionné ne peut bénéficier du paiement de sa pension qu’à condition de vivre à nouveau seul(e) et d’être âgé(e) de 60 ans au moins, ou de 55 ans en cas d’incapacité de travail égale ou supérieure à 80%.

 

 Les conjoints divorcés en situation de remariage, de concubinage ou d’union libre ou liés par un pacte civil de solidarité (PACS) au moment du décès de l’agent ou du pensionné perdent tout droit à pension de réversion.


 
Les orphelins peuvent bénéficier d’une pension de réversion jusqu’à leur 21ème anniversaire ou au-delà de 21 ans s’ils sont atteints d’une maladie incurable ou d’une infirmité les rendant inaptes à tout travail rémunéré, à condition que cet état ait existé avant le 21ème anniversaire.


Par ailleurs, une pension d'orphelin égale à 10 % de la pension de l'agent est servie aux enfants orphelins jusqu'à leur 21ème anniversaire. Cette pension vient en supplément de la part de pension de réversion due à l'orphelin sans que le montant total de la part de pension de réversion augmenté de la pension d'orphelin n'excède  100 % de la pension attribuée à l'agent.

 

 

Quel sera le montant servi ?

La pension de réversion totale à servir est égale à 50 % de la pension acquise par l'agent, quel que soit le nombre d'ayants droit susceptibles d'en bénéficier. En cas de pluralité de bénéficiaires, la pension de réversion sera partagée.


Le montant minimum de la pension de réversion est égal à 54 % du montant du minimum de pension d'agent.


Les pensions de réversion des personnes âgées d'au moins 55 ans et de moins de 65 ans sont portées, le cas échéant, et sous conditions de ressources, au montant de l'allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA).
La pension de réversion est revalorisée chaque année dans les mêmes conditions que les autres pensions.

 

 Attention

Si votre situation familiale change après l'attribution de votre pension de réversion, vous devez rapidement et obligatoirement nous en informer.


En effet, la pension de réversion n'est plus revalorisée si le bénéficiaire se remarie, conclut un Pacte civil de Solidarité (PACS), vit en concubinage ou en union libre, postérieurement à la liquidation de sa pension. L’intégralité des droits à pension peut toutefois être recouvrée si la situation change à nouveau.

 

 

Le partage de la pension de réversion

 

En cas de pluralité de bénéficiaires, votre pension de réversion sera partagée, selon la situation :

  • S'il n'existe pas d'orphelin, entre le conjoint survivant et le ou les conjoints divorcés au prorata de la durée respective de chaque mariage.
  • S'il existe un ou des orphelins, la pension sera partagée comme suit :

- 2 parts au conjoint survivant,
- 2 parts à l'ensemble des conjoints divorcés,
- 1 part à chaque orphelin.


Après attribution des parts revenant aux orphelins, l'ensemble des parts réservées aux conjoints fait l'objet d'un partage au prorata des années de mariage.


Lorsqu'un ayant droit ne peut plus bénéficier de sa part de pension (décès, enfant atteignant 21 ans), un nouveau partage est effectué selon les règles définies ci-dessus.

 

 

Le point de départ de votre pension

Il sera fixé :

  • le lendemain du décès, s'il s'agit du décès de l'agent en activité.
  • le premier jour du mois civil qui suit le décès, s'il s'agit du décès du pensionné.


Cependant, en cas de partage, une part de pension demandée tardivement ne peut être perçue qu'à compter du premier jour du mois civil suivant le dépôt de la demande.